| Deus, qui nobis sub Sacramento mirabili passionis tuae memoriam reliquisti: tribue, quaesumus, ita nos corporis et sanguinis tui sacra mysteria venerari; ut redemptionis tuae fructum in nobis jugiter sentiamus. Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitate Spiritu Sancti Deus per omnia saecula saeculorum. | Ô Dieu, qui sous un admirable sacrement, nous avez laissé le mémorial de votre passion : accordez-nous, nous vous en supplions, de révérer les mystères sacrés de votre corps et de votre sang, de sorte que nous éprouvions constamment en nous, le fruit de votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez en Dieu le Père dans l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. |
1 Cor. 11, 23-29
Lectio beati Pauli Apostoli
ad ad Corinthios.
Lecture de l’épître du bienheureux Apôtre Paul aux Corinthiens.
| Fratres: Ego enim accepi a Domino quo et tradidi vobis, quoniam Dominus Jesus in qua nocte tradebatur, accepit panem, et gratias agens fregit, et dixit: Accipite, et manducate: hoc est corpus meum, quod pro vobis tradetur: hoc facite in meam commeorationem. Similiter et calicem, postquam coenavit, dicens: Hic calix novum testamentum est in meo sanguine. Hoc facite, quotiescumque bibetis, in meam commemorationem. Quotiescumque enim manducabitis panem hunc, et calicem bibetis, mortem Domini annuntiabitis, donec veniat. Itaque quicumque manducaverit panem hunc, vel biberit calicem Domini indigne, reus erit corporis et sanguinis Domini. Probet autem seipsum homo: et sic de pane illo edat, et de calice bibat. Qui enim manducat, et bibit indigne, judicium sibi manducat, et bibit: non dijudicans corpus Domini. | Pour moi, frères. J’ai reçu comme venant du Seigneur ce qu’à mon tout je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : »Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : »Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. » Ainsi, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu’il revienne. C’est pourquoi, quiconque mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’alors seulement il mange de ce pain et boive à cette coupe ; car quiconque mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le corps du Seigneur. |
Graduel
Ps. 144, 15, 16
Oculi omnium in te sperant, Domine :
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur :
et tu das illis escam in tempore opportuno.
Et vous, vous leur donnez la nourriture au temps opportun.
Aperis tu manum tuam :
Vous ouvrez votre main :
et imples omne animal benedictione.
et vous emplissez toute chair de votre bénédiction.
Alleluia
Joan. 6, 56, 57
Alleluia, alleluia
Caro mea vere est cibus,
Ma chair est véritablement une nourriture,
et sanguis meus vere est potus :
et mon sang véritablement un breuvage :
qui
manducat meam carnem, et bibit meum sanguinem,
celui qui mange ma chair, et boit mon sang,
in me manet, et ego
in eo.
demeure en moi, et moi en lui.
Séquence
| Lauda Sion
Salvatorem, Lauda ducem et pastorem, In hymnis et canticis. |
Loue, ô Sion, le
Sauveur, Loue le maître et le pasteur, Par des hymnes et des cantiques. |
| Quantum potes, tantum aude: Quia major omni laude Nec laudare sufficis. |
Autant que tu peux, ose
autant: Parce qu'il dépasse toute louange, et que tu ne saurais trop le louer. |
| Laudis thema specialis, Panis vivus et vitalis Hodie proponitur. |
Un sujet insigne de
louange, Le Pain vivant et vivifiant, Aujourd'hui t'est proposé. |
| Quem in sacrae mensae caenae, Turbae fratrum duodenae Datum non ambigitur. |
Qui, à la table sacrée
de la Cène, A la troupe des douze frères, Fut donné, sans équivoque. |
| Sit laus plena, sit sonora, Sit jucunda, sit decora Mentis jubilatio. |
Que la louange soit
pleine et sonore, Qu'elle soit joyeuse, qu'elle soit belle La jubilation de l'âme. |
| Dies enim
solemnis agitur In qua mensae prima recolitur Hujus institutio. |
En effet nous fêtons le
jour solennel Dans lequel, le premier, fut institué Ce divin banquet. |
| In hac mensa novi
Regis, Novum Pascha novae legis, Phase vetus terminat. |
A cette table du
nouveau Roi, La nouvelle Pâque de la loi nouvelle, Achève l'ancienne. |
| Vetustatem novitas, Umbram fugat veritas, Noctem lux eliminat. |
L'ancien cède la place
à la nouveauté, L'ombre est mise en fuite par la vérité, La nuit est éliminée par le jour |
| Quod in cena Christus gessit, Faciendum hoc expressit In sui memoriam. |
Ce que le Christ a fait
lors de la Cène, Il exprima qu'il fallait le faire En sa mémoire. |
| Docti sacris institutis, Panem vinum in salutis Consecramus hostiam. |
Instruits par ses
ordres saints, Nous consacrons l'hostie Dans le pain et le vin du salut. |
| Dogma datur christianis, Quod in carnem transit panis Et vinum in sanguinem. |
C'est un dogme donné au
chrétiens, Que le pain devient chair Et le vin devient sang. |
| Quod non capis, quod non vides. Animosa firmat fides, Praeter rerum ordinem. |
Ce que tu ne saisis pas
et ne vois pas, La foi vive l'atteste, Malgré l'ordre naturel. |
| Sub diversis speciebus, Signis tantum, et non rebus, Latent res eximiae. |
Sous des apparences
diverses, qui sont des signes, et non des choses, se cachent de sublimes réalités. |
| Caro cibus, sanguis potus: Manet tamen Christus totus Sub utraque specie. |
La chair est
nourriture, le sang breuvage: Pourtant le Christ demeure tout entier Sous chacune des espèces. |
| A sumente non
concisus, Non confractus, non divisus: Integer accipitur. |
On ne le reçoit non pas
déchiré, non pas fractionné, non pas divisé: on le reçoit tout entier. |
| Sumit unus, sumunt mille: Quantum isti, tantum ille: Nec sumptus consumitur. |
Qu'un le reçoive, que
mille le reçoivent: Celui-là le reçoit autant que ceux-ci: On s'en nourrit sans le consumer. |
| Sumunt boni, sumunt
mali: Sorte tamen inaequali, Vitae vel interitus. |
Les bons et les mauvais
le mangent: Pour un sort, pourtant, bien différent : La vie ou la mort. |
| Mors est malis, vita bonis: Vide paris sumptionis Quam sit dispar exitus. |
La mort aux mauvais, la
vie aux bons; Vois comme, par une même communion, les effets sont dissemblables. |
| Fracto demum
sacramento, Nec vacilles, sed memento Tantum esse sub fragmento, Quantum toto tegitur. |
Si l'hostie est rompue, Que ta foi ne vacille pas, mais souviens-toi Qu'il est tout entier sous chaque fragment, Comme dans l'hostie toute entière. |
| Nulla rei fit scissura: Signi tantum fit fractura, Qua nec status, nec statura Signati minuitur. |
Il ne souffre aucune
déchirure: Le signe seul est rompu, Ni la forme, ni l'être du Sauveur Ne sont altérés. |
| Ecce panis angelorum, Factus panis viatorum: Vere panis filiorum, Non mittendus canibus. |
Voici le pain des
anges, qui s'est fait le pain des voyageurs : Vrai pain des fils, qui ne doit pas être jeté aux chiens. |
| In figuris
praesignatur, Cum Isaac immolatur, Agnus Paschae deputatur, Datur manna patribus. |
Dans les figures il fut
annoncé, Lorsque Isaac fut immolé, Lorsque l'Agneau pascal fut désigné, et que la manne fut donnée au patriarches. |
| Bone pastor, panis
vere, Jesu, nostri miserere: Tu nos pasce, nos tuere, Tu nos bona fac videre In terra viventium. |
Bon pasteur, vrai pain, Ô Jésus, ayez pitié de nous : Paissez-nous, nourrissez-nous, Faites-nous voir les vrais biens sur la terre des vivants. |
| Tu qui cuncta scis et vales, Qui nos pascis hic mortales: Tuos ibi commensales, Coheredes et sodales Fac sanctorum civium. |
Vous qui savez tout et
mesurez tout, Qui nous nourrissez en cette vie mortelle: Faites que, nous soyons vos convives, Cohéritiers et compagnons, là-haut, Dans la cité des saints. |
chant du saint
Evangile
Joann. 6, 56-59
Sequentia Sancti Evangelii secúndum Joannem.
Suite du Saint Evangile selon
saint Jean.
| In illo tempore: Dixit Jesus turbis Judæorum: Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus. Qui manducat meam carnem, et bibit meum sanguinem, in me manet, et ego in illo. Sicut misit me vivens Pater, et ego vivo propter Patrem: et qui manducat me, et ipse vivet propter me. Hic est panis, qui de cælo descendit. Non sicut manducaverunt patres vestri manna, et mortui sunt. Qui manducat hunc panem, vivet in æternum. | En ce temps-là, Jésus dit aux foules des
Juifs : »Ma chair est une vraie nourriture, mon sang est un vrai breuvage.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. De
même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi
celui qui me mange vivra aussi par moi. Tel est le pain descendu du ciel.
Il n’est pas comme celui qu’ont mangé
vos pères,... et ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra
éternellement. |
Offertoire
Leviticus 21, 6
Sacerdotes Domini incensum et panes offerunt Deo :
Les prêtres du Seigneur offriront du pain et de l'encens à Dieu :
et ideo sancti erunt Deo suo,
c'est pourquoi ils seront saints pour leur Dieu
et non polluent nomen ejus, alleluia
et ainsi ils ne
souilleront point son nom.
Secrète
| Ecclesiae tuae, quaesumus Domine, unitatis et pacis propitius dona concede: quae sub ablatis muneribus mystice designantur. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula saeculorum. | A votre Eglise, nous vous en supplions Seigneur, accordez dans votre miséricorde les dons de paix et d'unité, qui, sous l'oblation de ses présents, sont mystiquement signifiés. Par Jésus Christ Notre Seigneur votre Fils qui vit et règne avec vous en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. |
Communion
I Cor. 11, 26, 27
Quotiescumque manducabitis panem hunc,
Chaque fois que vous mangerez de ce pain,
et calicem bibetis,
et que vous boirez ce calice,
mortem Domini annuntiabitis, donec veniat:
vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il revienne:
Itaque quicumque manducaverit panem,
C'est pourquoi quiconque mangera ce pain,
vel biberit calicem Domini indigne,
ou boira ce calice indignement,
reus erit corporis et sanguinis Domini,
sera coupable du corps et du sang du Seigneur,
alleluia.
Postcommunion
| Fac nos, quaesumus Domine, divinitatis tuae sempiterna fruitione repleri: quam pretiosi Corporis et Sanguinis tui temporalis perceptio praefigurat: Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitate Spiritu Sancti Deus per omnia saecula saeculorum. | Faites, nous vous en supplions Seigneur, que nous soyons remplis de l'éternelle jouissance de votre divinité: que la réception temporelle de votre corps et de votre sang signifie déjà: Vous qui vivez et régnez en Dieu le Père dans l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. |