APFEL - Association pour la Promotion de la Forme Extraordinaire de la Liturgie   Accueil        Présentation        Liturgie        L'esprit de la liturgie       Les arts de la liturgie        Documents        Adhérer        Contact


Présentation

                     Vierge à la pomme                 








Vierge à la pomme
De nombreuses représentations montrent la Vierge tenant une pomme, qu'elle offre à l'enfant Jésus. La Vierge, nouvelle Ève, rend à Dieu le fruit de vie qu'Eve avait volé dans la désobéissance. Jésus le saisit et, par la croix, l'immole au Père.



APFEL
est une Association au sens des articles 60 et suivants du Code civil suisse, doublée d'une Association privée de fidèles au sens des Canons 215 et 299 du Code de Droit  Canonique de l'Eglise catholique.

Can. 215 - Les fidèles ont la liberté de fonder et de diriger librement des associations ayant pour but la charité ou la piété, ou encore destinées à promouvoir la vocation chrétienne dans le monde, ainsi que de se réunir afin de poursuivre ensemble ces mêmes fins.
Le but de l'association
est de soutenir la pratique, la compréhension, la connaissance, l'amour de la liturgique romaine traditionnelle, appelée "forme extraordinaire du rit romain" par le Pape Benoit XVI dans son Motu proprio du 7 juillet 2007, ainsi que l'immense patrimoine culturel qui lui est lié.
Où ?
L'Association rassemble des fidèles appartenant au diocèse de Sion et au territoire de juridiction de l'Abbé de Saint-Maurice, soit grosso modo le canton du Valais, en Suisse.     












































Ange fra Angelico


























































 Missel, Te igitur. Italie, ca.1250. Cambridge




















HISTORIQUE

Le 28 décembre 2007, sur une initiative individuelle et sans aucune publicité, à partir des seules ressources d'un carnet d'adresses personnel, 91 signatures (recoupant des gens de Monthey, Vernayaz, St-Maurice, Martigny, Fully, Orsières ainsi que du Valais central...) étaient présentées à Mgr Joseph Roduit, Abbé de St-Maurice, lui demandant la possibilité d'assister régulièrement à la messe selon la forme extraordinaire du rit romain, tous les dimanches et fêtes d'obligations, par exemple à la chapelle s. Jacques à St-Maurice.

Cette démarche voulait répondre à l'intention du Saint-Père et demander l'application du Motu proprio Summorum Pontificum dans une région où il n'est pas de manifestation plus probante au monde, sans doute, de l'existence d'un groupe stable demeuré puissamment attaché à la forme extraordinaire du rit romain!

La demande était alors adressée à l'ordinaire dans un esprit dicté lui-même par le document du Saint-Père, à savoir une dynamique positive et cohérente à propos d'une forme liturgique qui porte des valeurs que la forme ordinaire, dans les faits sinon sur le papier, a désormais fortement compromises : dimension contemplative, sens de la transcendance, beauté-splendeur de vérité, intériorité, silence, expression de la dimension propitiatoire et sacerdotale, précision théologique, dimension artistique, etc. etc.

Riche de l'expérience profonde de cette forme liturgique, celui qui demandait ainsi l'application du Motu proprio Summorum pontificum en Valais au nom de 91 de ses connaissances, natif de Vernayaz et ancien élève du collège de St-Maurice, s'adressait à l'Abbé de Saint-Maurice, confiant dans le fait qu'il trouverait là un écho favorable, connaissant par ailleurs le souci liturgique qui caractérise la longue tradition de l'Abbaye et la compétence de celle-ci à entrer dans une démarche où la beauté serait au service de la prière. Il ne s'agissait pas de demander une concession, voire un ghetto pour des "vilains intégristes", mais la lumière et la joie sans mélange d'un héritage spirituel et culturel dont la modernité pourrait être cruellement assoiffée.

Mgr Roduit consulta Mgr Brunner, évêque de Sion. Des discussions s'en suivirent avec les deux prélats, ainsi qu'avec Mgr Vouilloz alors Prévôt du Grand-Saint-Bernard, sans grand résultat.

Il faut le reconnaître - il est inutile de faire semblant de ne pas le constater - une opposition de principe retint nos prélats. Mgr Brunner nous l'a formellement dit : il est "contre" le Motu proprio du Pape.

Nous avons donc rencontré une forme de résistance ne trouvant pas à se formuler clairement, mais résistance effective, et le temps a passé, avec à chaque fois un nouvel ajournement d'une décision... Notre demande n'était pas comprise. Il fallait, hélas, constater, lors de ces discussions, quelques préjugés et caricatures bien malheureuses à propos de cette forme liturgique, auxquels nous ne nous attendions pas dans la bouche de l'autorité. Bref, loin de rencontrer une attitude de coopération, comme sincèrement nous l'espérions, nous avons pris acte d'une incompréhension de fond et d'une distance culturelle inattendue.

Que faire ? Nous avons insisté, argumenté, soulevé la nécessaire exigence d'appliquer la volonté du Pape même s'ils avaient des réticences personnelles, et finalement avancé l'argument d'autorité.

Nos prélats ont alors exigé - faute de mieux - que nous procédions selon la lettre du document du Pape qui, en effet, ne prévoyait pas a priori que l'Ordinaire du lieu exerce son autorité pour une telle demande, puisqu'il en accordait le droit et la compétence à chaque prêtre, sans même que celui-ci ne doive en réfèrer à son évêque. Soit, puisque telle est la volonté de l'Ordinaire en Valais, nous nous adresserons directement aux curés.

Néanmoins, face à ce déroulement peu engageant et devant une résistance que nous n'avions pas escomptée, nous avons pris la mesure d'une réalité qui pourrait se formuler en deux points :

  • la forme extraordinaire du rit romain est victime d'une somme de discrédits de toutes sortes (rite désuet, les fidèles ne participent pas, liturgie difficile d'accès, impopulaire, austère, qu'on ne comprend pas...) de la part d'une autorité qui, de fait, n'en connait plus du tout, ni l'esprit, ni la lettre, et n'en retient qu'une imagerie dépréciative. Un oubli de quarante ans ne se répare pas, dans les faits, par un seul document pontifical, aussi puissant et prophétique soit-il, a fortiori lorsqu'il est reçu sans conviction, voire dans un désavoeu avoué - si j'ose la formule.
  • par ailleurs, la plupart des fidèles, souvent victimes de l'oubli et de l'ignorance, voire de la même imagerie dépréciative, ne peuvent pas demander à leur curé ce qu'ils ne connaissent pas, n'ont jamais connu.

Alors que faire ?

Eh bien, en même temps que nous voulons solliciter de nos évêques l'application du Motu proprio Summorum pontificum, il est urgent d'informer, de montrer, de rayonner, de défendre et illustrer la beauté éblouissante, la richesse insoupçonnée et la profondeur tout à fait moderne de la forme extraordinaire du rit romain - auprès des curés de paroisses, auprès des laïcs, et cela du point de vue théologique, ascétique, liturgique, historique, artistique... Soit, puisque ces démarches nous en ont montré le chemin, c'est cela que, avec l'aide de Dieu, nous ferons ! Pour faire appliquer la volonté du Pape en Valais, plus que d'un groupe stable de demandeurs qui existait dès le premier jour de notre démarche auprès de l'autorité, il fallait convaincre. Et pour convaincre, il suffit de "montrer" ce rit, dans toute sa cohérence. Nous ferons donc la promotion de ce rit.




Une association pour l'amour et la joie
                                    de la liturgie romaine.


Et à vrai dire nous ne pouvions pas souhaiter plus belle mission, tant il est vrai que ce rit est d'une beauté propre à enthousiasmer plus d'un dormeur du dimanche matin ("ceux qui bâillent à la messe", disait le curé de campagne de Bernanos - quand ils y vont encore, avons-nous envie d'ajouter avec tristesse aujourd'hui). Aussi cette "mission" qui s'est tout à coup révélée à nous par l'épreuve de la résistance de nos prélats, n'en est que plus enthousiasmante : montrer la beauté et la richesse du rit romain traditionnel, en exposer l'esprit et la forme, en dévoiler la parenté avec les grand chefs d'oeuvres artistiques de toute notre histoire, son affinité avec la vie contemplative, le dynamisme connaturel qu'il affiche avec les oeuvres de charité, sa connivence avec la sainteté et le sens surnaturel, enfin le puissant élan qu'il imprime dans le coeur vers la joie du Ciel : en un mot, sortir la lumière de dessous le boisseau !

Pour nous, il ne s'agit donc plus de faire appliquer uniquement la lettre du document du Saint-Père, mais d'en manifester l'esprit et la joie, afin que l'application de la lettre n'en soit que plus généreuse et cohérente (la "concession" d'une messe tous les 15 jours n'aurait par exemple aucun sens.)

C'est dans cet esprit et cet enthousiasme qu'une association est née, pour soutenir les demandes individuelles des laïcs, pour informer les prêtres et les encourager à prendre l'initiative qui relève de leur compétence propre, pour informer, étudier, approfondir, au besoin former à l'art... en un mot, ressusciter une liturgie que nous avons connue et que nous goûtons, et qui nous est apparue comme une lumière incomparable, et particulièrement providentielle aujourd'hui, dans une modernité qui, lorsqu'elle est religieuse, est plus que jamais assoiffée de profondeur, de racines et de pertinence.

Le 16 décembre 2009 à Martigny, soit près de deux ans ans après la première entrevue avec Mgr Roduit, une association est officiellement fondée, des statuts approuvés, et un élan donné dont les art. 3 et 4 résument la perspective:

Article 3 But
L’Association a pour but de soutenir la célébration de la forme extraordinaire du rit romain ainsi que le patrimoine culturel qui lui est lié.

Article 4 Tâches principales
Pour oeuvrer à la réalisation du but de l’association, les actions suivantes peuvent notamment être envisagées :
a) mise en place et soutien d’un ou plusieurs lieux de culte de forme extraordinaire.

b) soutien régulier et suivi pour le bon fonctionnement liturgique, administratif, humain des dits lieux de culte.

c) contacts auprès des autorités ecclésiastiques et civiles.

d) soutien pour une célébration ponctuelle à la demande d’un prêtre.

e) formation à la liturgie.

f) Informations et conférences, diffusion du patrimoine liturgique et culturel lié à la forme extraordinaire.

g) toute autre activité contribuant à la réalisation du but de l’association.


NB. L'intégralités des Statuts est consultable à la page documents.






















La Cène - chapiteau de la cathédrale d'Issoire











































 



























































  Communion des Apôtres (c.1472) - Joos van Ghent (1430-1476) - Gallerie nationale, Urbino

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       CHRONOLOGIE - ACTUALITE

28 décembre 2007
Entretien avec Mgr Roduit, Abbé de l'Abbaye de Saint-Maurice, et remise de 91 signatures demandant la possibilité d'assiter à la messe selon la forme extraordinaire.

29 février 2008
Lettre de Mgr Roduit remettant en cause le bien-fondé des signatures qui lui ont été remises. Selon lui, ainsi que selon Mgr Brunner, il s'agirait de signatures de complaisance. S'en suit un échange de courrier, jusqu'à l'obtention d'un nouveau rendez-vous.

27 juin 2008
Entretien de deux heures avec Mgr Roduit et Mgr Brunner à l'Abbaye de Saint-Maurice.

8 juillet 2008
Entretien de deux heures avec Mgr Vouilloz, prévôt du Grand-St-Bernard, à Martigny.

12 août 2008
Lettre de Mgr Roduit revenant sur l'entretien du 8 juillet: Mgr Vouilloz, qui semblait plutôt favorable à notre demande, lui aurait dit que, de fait, il ne veut pas du tout de la forme extraordinaire !

18 août 2008
Nouvel entretien avec Mgr Roduit. A la question : "Monseigneur, êtes-vous personnellement d'accord, ou n'êtes-vous pas d'accord, de promouvoir sur votre territoire abbatiale, avec la compétence personnelle que vous avez de le faire, la forme extraordinaire du rite romain?", Mgr Roduit répond: oui! Et puis ensuite il ajoute que cependant, il faudra arriver à convaincre le chapitre de l'Abbaye. Nous convenons que je vienne exposer le projet au Chapitre.

18 octobre 2008
lettre de Mgr Roduit qui, "après en avoir parlé avec Mgr Brunner et Mgr Vouilloz", ne tient absolument pas compte de l'entretien du 18 août et de son engagement personnel. Au contraire, il met tout à plat et renvoit purement et simplement les demandeurs à leurs curés respectifs.

4 mars 2009
Assemblée de tous les demandeurs, à Martigny, afin de les informer de la situation et faire un compte-rendu détaillé des échanges de courriers, discussions et autre tractations avec nos Prélats depuis le 28 décembre 2007. Les demandeurs ne veulent pas renoncer et expriment une vive détermination à obtenir satisfaction de leur demande. Ils proposent de créer une association.









       
Annonciation (détail: la Vierge) - Fra Angelico - Sur un mur du couvent S. Marco à florence - vers 1450

























     
Annonciation (détail: l'ange) - Fra Angelico - Sur un mur du couvent S. Marco à florence - vers 1450



Naissance d'APFEL

16 décembre 2009
Assemblée constitutive de l'Association Pour la Forme Extraordinaire de la Liturgie, approbation des Statuts et nomination du comité de l'APFEL.


29 mars 2010
Séance de comité à Martigny.


20 avril 2010
Ouverture du site internet de l'APFEL.

11 mai 2010
Envoi d'une lettre informative à Mgr Brunner, avec copie à Mgr Roduit, pour signaler l'existence de l'APFEL.

17 mai 2010
séance de comité. Décision de faire d'APFEL une association catholique au sens du Droit Canonique.


18 juin 2010
Assemblée générale extraordinaire à Martigny afin de modifier légèrement les statuts en vue de former une association catholique, à savoir une "association privée de fidèles" selon le can. 299 du Droit Canonique.


19 juin 2010
Envoi à Mgr Brunner - avec copie à Mgr Roduit - des Statuts de L'Association Pour La Forme Extraordinaire de la Liturgie, ainsi que la liste des membres du comité, désormais association catholique.

9 juillet 2010
Mgr Brunner répond qu'il n'est pas concerné par notre demande, puisque le Président de l'APFEL est domicilié sur le territoire abbatial de l'Abbé de Saint-Maurice. Il nous renvoie donc à Mgr Roduit sans autre appréciation.

17 juillet
Envoi à Mgr Roduit de la demande de reconnaissance formelle de l'APFEL.






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